Déjà,
d'être allé les voir était très important pour eux. L'amitié réelle a
été semée. Mais on pouvait faire plus. Ayant constaté sur place les
besoins immenses, nous savions maintenant que le peu qu'on faisait ici
représente beaucoup pour eux là-bas. Par exemple, 1$ canadien vaut au
Honduras 10 lempiras (monnaie hondurienne)

Nous
faisons une collecte de bouteilles consignées dans les 8 paroisses
chaque année. Cela permet d'amasser plus de deux mille dollars remis
directement au Père Yvon Bouffard, curé de Pespiré. Montant bien
modeste, mais qui lui permet d'aider les gens dans le besoin et de
réaliser plusieurs projets.
Comme nous avions constaté que beaucoup
de gens, surtout les enfants, n'avaient pas de chaussures à se mettre
dans les pieds, nous avons décidé de faire une collecte de souliers de
tous les genres.

Des dizaines de caisses de souliers ont vite été récoltées. Nous les
avons envoyées au Honduras par l'entremise de Santé Collaboration
internationale, par bateau. Le père Bouffard nous a dit que nous avions
chaussé une bonne partie des gens de Pespiré.
À
la suite d'une correspondance que nous avons eue avec le Père, il nous
informait qu'il aimerait bien construire une petite chapelle pour une
de ces petites communautés dans la montagne, qui lui demandent depuis
fort longtemps s'il pouvait leur trouver les sous pour réaliser ce
rêve. Une chapelle signifie pour eux qu'ils pourront se développer, se
rassembler, et travailler ensemble pour répondre aux besoins les plus
urgents.Nous organisons chaque année un souper de la faim dans le temps
du carême, un 5 à 7 le dimanche des Rameaux, et nous récoltons bon an
mal an plus de 700$ que nous envoyons au père Yvon.
Un repas de la faim c'est un repas où l'on ne sert que de la soupe et
du pain. Plus de 125 personnes se déplacent pour y participer. On sert
plus de 20 sortes de soupe faite par des gens des 8 communautés. À
travers cet événement la sensibilisation missionnaire se poursuit.
Nous
pourrions vous parler des coins missionnaires que nous avons faits dans
chaque église et qui permettent de rendre encore plus signifiante la
mission ici en comparaison à la mission au Honduras. C'est donc à
travers tous ces petits gestes, tous ces projets qui demandent la
solidarité de tous que nous alimentons notre jumelage missionnaire